Anatomie
et physiologie
Le squelette
Il est extraordinairement complexe mais assez fragile. Il est composé de cartilage et d'os et comporte trois segments : crâne, colonne vertébrale et lamelles osseuses des nageoires.
Le cerveau et le sytème nerveux
Assez rudimentaire en comparaison des animaux évolués
(pas de cortex cérébral, siège des impressions). Certaines
régions du cerveau sont très développées (odorat
notamment) et les poissons sont bel et bien dotés d'une mémoire
d'après de nombreuses recherches : un guppy pourrait
ainsi reconnaître plusieurs dizaines de ses congénères.
Donc, le poisson rouge doté d'une mémoire
de "3 secondes" est un mythe : certains ont même pu être
entraînés pour réaliser des tâches simples (par
exemple, pousser une minuscule balle jusqu'à une cage de buts, véridique
!).
Le système nerveux est est relativement peu développé
en comparaison des mammifères : mais cela ne signifie pas non plus
que les poissons ne sentent pas la douleur, contrairement à ce que
l'on a longtemps pensé ...
>> les poissons peuvent-ils souffir ?
Le coeur
Il est rudimentaire : doté de deux chambres séparées par une valve, il pompe le sang oxygéné des filaments branchiaux qui sera ensuite distribué vers les différents organes.
L'appareil digestif
L'oesophage est très extensible, ce qui permet aux poissons d'accepter à peu près toute nourriture pouvant passer par la bouche. L'estomac des prédateurs est plus allongé que celui des omnivores, de la forme d'une poche; la longeur des intestins diffère aussi selon les comportements alimentaires : plus courts chez les carnivores et plus longs chez les omnivores ou les herbivores (dont l'estomac est comparativement plus petit aussi). Enfin, certains poissons, comme le poisson rouge, n'ont pas d'estomac bien différencié.
La vessie natatoire
La plupart des poissons osseux possèdent un organe servant au contrôle de la flottaison, la vessie natatoire. Cela permet au poisson de s'adapter aux changements de pression de l'eau. Les maladies ou les anomalies de la vessie natatoire peuvent cependant laisser le poisson incapable de flotter entre deux eaux (il coule ou il flotte et perd toute stabilité).
Les organes reproducteurs
La grande majorité des poissons sont ovipares
: la femelle pond un très grand nombre d'oeufs qui seront
ensuite fécondés par le mâle à l'extérieur.
Certains espèces vont alors protéger les oeufs (tout intrus
sera découragé) et même construire un nid à cet
effet; mais d'autres espèces, qui pondent un nombre considérable
d'oeufs, abandonneront leurs oeufs, dont une partie suffisante survivra
à la prédation de toute façon.
Certains poissons (famille des Poecilidés) sont eux vivipares
- c'est à dire que les oeufs sont conservés par la femelle
dans une chambre d'incubation - qui donne alors naissance à des petits
tout formés et relativement gros (les oeufs sont fécondés
à l'intérieur de la femelle : le mâle utilise pour féconder
la femelle un gonopode - anciennement une nageoire en fait, reconvertie
en organe sexuel). Ces poissons peuvent paraître peu prolifiques au
premier abord (entre 30 et 60 jeunes en moyenne) : mais le taux de survie
est beaucoup plus élevé que chez les ovipares dont beaucoup
d'oeufs seront dévorés ou attaqués par des parasites
avant d'éclore.
Le guppy est vivipare. Photo : bilijacobus1 /CC licence
Les poissons
sont-ils intelligents ?
A priori, à cette question, la plupart des gens seraient
bien tentés de répondre ... non !
Reste que, si on veut bien vouloir laisser de côté toute comparaison
avec l'intelligence humaine, qui n'aurait pas de sens, les résultats
apportés par plusieurs expérimentations nous amènent
à revoir un peu de nos a priori.
Tout d'abord, la mémoire : comme pour les humains, tous les poissons
ne sont pas égaux et leur mémoire pour la réalisation
d'une tâche basique peut aller de quelques jours à ... plusieurs
mois (pour la truite par exemple). En tout cas, aucun n'a une mémoire
de 3 secondes, cette légende s'appliquant au poisson rouge qui, tournant
en rond dans son minuscule et inconfortable bocal, s'étonnerait à
chaque tour de ce qu'il y découvrirait !
Point besoin d'expérimentation pour réaliser que ses poissons
rouges ont rapidement appris à associer la nourriture et leur propriétaire,
le lieu précis de l'aquarium où est distribuée la nourriture
et même l'heure à laquelle a lieu la distribution de nourriture
s'ils sont nourris tous les jours à la même heure (quant à
savoir s'ils peuvent reconnaître leur propriétaire des autres
personnes, à mon avis, c'est non !).
Certains aspects de la mémoire sont davantage liés à
l'inné qu'à l'acquis toutefois, comme celle, universellement
partagée : la reconnaissance d'un éventuel prédateur
! Mais certains cichlidés par exemple, peuvent aussi "enseigner"
à leur alevins les "trucs" pour détecter (lieux
à éviter par exemple) et échapper à un prédateur.
Il y a aussi chez de nombreux poissons grégaires la reconnaissance
donc la mémorisation des caractéristiques individuelles de
ses congénères, qui passe par une longue période d'observation
et d'interaction qui met en action tous les sens des poissons : il est ainsi
intéressant de voir, lorsqu'on introduit de nouveaux poissons dans
l'aquarium, comment les autres poissons de la même espèce déjà
présents sont curieux et viennent s'approcher du sac de flottaison.
Le saviez-vous
?
Certaines espèces de poissons sont capables d'utiliser leur vessie
natatoire pour communiquer (en utilisant des sons haute-fréquence).
Articles associés
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>> la reproduction des poissons
>> les poissons souffrent-ils ?