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     à diagnostic maladies poissons aquariumTable de Diagnostic


Les symptômes sont divisés en deux parties : les symptômes caractéristiques courants sont précédés par la mention (1) et les symptômes secondaires par (2). Regardez d'abord les symptômes principaux et ensuite les autres symptômes, qui pourront éventuellement vous permettre d'affiner le diagnostic*.

Cliquez sur la maladie concernée pour une description complète et des suggestions de traitement.
Les maladies et les traitements décrits ici s'appliquent à tous les poissons d'eau douce, qu'ils soient "d'eau froide" ou tropicaux.

Les maladies sont parfois l'indicateur d'un déséquilibre dans l'aquarium : il est donc prudent de vérifier ses paramètres après l'apparition d'une maladie dans son bac, surtout si plusieurs poissons en sont atteints simultanément ou successivement. Cela consistera à vérifier le taux d'ammoniaque et de nitrites (qui doivent être normalement à 0 mg/l), le taux de nitrates (moins de 50 mg/l, mais certaines espèces peuvent stresser avec un taux plus bas) et le pH (évaluez la stabilité du pH si votre eau est douce).

Le rythme des changements d'eau et la qualité de l'entretien ont leur importance : une maladie a beaucoup plus de chance d'atteindre les poissons si l'hygiène est médiocre. D'autres facteurs favorisant étant : mauvaises conditions de transport, mauvaise acclimatation, absence de mise en quarantaine.

Symptômes caractéristiques courants et secondaires
Maladies possibles

(1) gonflement de l'abdomen, écailles hérissées.
(2) perte de couleurs, apathie, perte d'appétit, troubles respiratoires, ulcère, le poisson atteint s'isole du groupe.

(1) gonflement de l'oeil, très saillant.
(2) perte de couleurs, ulcère, apathie, perte d'appétit, le poisson atteint s'isole du reste du groupe.

(1) érosion graduelle des nageoires (souvent la nageoire caudale), qui apparaissent comme "mangées", déchirées. Elles prennent parfois un aspect opaque ou blanchâtre à l'extrémité.
(2) perte de couleurs et d'appétit, ulcères, apathie, le poisson atteint s'isole du groupe.

pourriture des nageoires
(columnariose)

(1) érosion de la bouche, recouverte d'une masse blanchâtre.
(2) perte de couleurs et d'appétit, ulcères, apathie, le poisson atteint s'isole du groupe.

érosion de la bouche
(columnariose)

(1) amaigrissement très progressif du poisson, dont la tête peut paraître exagérément grosse par rapport au reste du corps, décoloration, ventre creux ;
(2) nage erratique, régression des nageoires, dos déformé, ulcères parfois.

(1) la surface de l'oeil se recouvre d'une ou plusieurs touffes cotonneuses blanchâtres et apparaissant en relief.
(2) oeil gonflé, perte de couleurs, apathie, perte d'appétit.

(1) nodules blanchâtres ou rosâtres de 0.40 à 2 mm qui s'accumulent en grappes et ayant l'aspect de minuscules grappes de chou-fleur ou de framboises. Les nageoires sont les plus souvent touchées.
(2) apathie si le poisson est très infecté. Parfois ; hémorragies.


Remarque : cette maladie concerne le plus souvent les poissons d'eau de mer ou d'eau saumâtre mais pas exclusivement.

(1) apparition d'une multitude de points blancs (environ 1mm) de la taille de de grains de sel ou de sucre apparaissant d'abord sur les écailles puis un peu partout.
(2) problèmes respiratoires en cas d'infestation lourde (atteinte des branchies), le poisson reste juste sous la surface; hyper-sécrétion de mucus; le poisson se frotte parfois au décor. Le poisson atteint s'isole du reste du groupe.

point blancs
(ichthyophthiriose)

(1) apparition d'une multitude de minuscules point jaunes ou dorés sous un éclairage normal ou fort (mais presque verdâtres si l'éclairage est faible). Les points, de 0.10 à 0.25 mm sont beaucoup plus petits et serrés que pour la maladie des points blancs décrite co-dessus : cela donne à la peau du poisson l'apparence du velours.
(2) problèmes respiratoires, mouvement des branchies accéléré, rougeurs et irritations; le poisson se frotte parfois au décor et montre parfois un caractère craintif inhabituel, hyper-sécrétion de mucus.

maladie du velours
(oodiniose)

(1) développement de touffes filamenteuses ou cotonneuses blanchâtres ou grisâtres.
(2) parfois : perte de couleurs, apathie, perte d'appétit, frottements contre le décor.

champignons
(saprolegniose)

(1) petits parasites visibles de 0.5 à 1.5 mm de long (taille de la femelle, seule visible) et envahissant la peau et les branchies.
(2) frottements contre le décor, apathie et perte d'appétit; problèmes respiratoires et même suffocation si les branchies sont infectées.

vers-ancre
(lernéose)

(1) ces vers parasites ne sont pas directement observables à l'oeil nu. Les poissons atteints de vers de la peau gyrodactylus se frottent contre le décor et semblent vouloir échapper à un prédateur invisible. Les poissons atteints de la variété branchiale ont eux des difficultés à respirer (mouvement saccadé des opercules, grandes ouvertes);
(2) poissons très infestés : parfois hyper-sécrétion de mucus, saignement des branchies, comportement craintif ou léthargique.

Remarque importante : la présence d'ammoniaque ou de nitrites ou bien un manque d'oxygène peuvent provoquer des symptômes similaires. Veuillez préalablement vérifier vos paramètres (ammoniaque et nitrites). Cette maladie nécessite l'observation d'un échantillon au microscope pour être diagnostiquée avec certitude.

(1) maladie plus commune chez le guppy et les ovovivipares : un ou plusieurs vers bruns-rouges ou oranges sont accrochés à l'anus du poisson.
(2) poisson affaibli et refusant de s'alimenter; parfois : aucun symptôme secondaire.

vers rouge du guppy
(camallanus)

(1) pâlissement de la robe du poisson, qui devient peu à peu blanchâtre.
(2) le poisson s'isole, a des difficultés à se déplacer, refuse de s'alimenter et est émacié; parfois : scoliose et gonflement, ouïes grandes ouvertes, infections secondaires.

Remarque : cette maladie concerne le plus souvent les néons mais pas exclusivement.

maladie du Néon
(Sporozoasis Myolytica)

(1) la peau devient laiteuse, recouverte d'un voile opaque blanchâtre à grisâtre.
(2) frottements contre le décor, respiration saccadée, hyper-sécrétion de mucus, rougeurs, léthargie.

(1) apparition de trous sur le corps, en particulier au niveau de la tête. Trainées ou filaments de mucus jaunâtres au niveau des lésions (à ne pas confondre avec des vers parasites).
(2) assombrissement de la robe des poissons. Manque d'appétit et amaigrissement.

Remarque : cette maladie concerne le plus souvent les cichlidés mais pas exclusivement.

(1) Accélération de la respiration et agitation des poissons qui happent l'air en surface.

 

(1) nageoires anormalement veinées de rouges (vaisseaux sanguins), hémorragies.

(a) mort simultanée de plusieurs poissons ou comportement inhabituel de plusieurs poissons à la fois;
(b) les poissons se frottent au décor, semblent nerveux, cherchent à sauter de l'eau ou bien à échapper à un prédateur invisible;
(c) les poissons se déplacent peu, présentent des difficultés de respiration (mouvement saccadé ou difficile des branchies) et/ou aspirent constamment l'air en surface.
(d) plusieurs poissons sont léthargiques, se nourrissent peu. Ils ont un comportement craintif. Ils se peut que certains aient les nageoires déchirées.
(e) léthargie et perte de poids importante, prise de nourriture faible, mortalité chronique; parfois aussi, excréments blanchâtres ou transparents formant un long fil, sortant de l'anus et y restant collés longtemps; constipation.